01/10/21 : Dinos 0 – 7 Carcas

Aujourd’hui, c’est Yerres… On va jouer à deux mains.
1 heure de bouchons sous une pluie battante, engager son intégrité physique, se rouler dans la boue et tout ça sans aucun enjeu, faut vraiment être con ou aimer le rugby / les copains. Ou les deux.
Le rendez-vous du soir était donc à Yerres, des copains de longue date que nous avions, l’année dernière, affrontés lors d’une bataille épique à 30 contre 15. Nous triomphions alors d’une équipe pourtant plus nombreuse. La date était donc réservée pour une revanche qui voyait 19 Carcajoux braver les éléments pour défendre leur couleurs.

Nous revêtons nos tuniques bleues pour la première fois depuis plusieurs mois, durée pourtant insuffisante pour leur permettre de sécher tranquillement bien au calme dans le sac et pénétrons donc sur le terrain poursuivi d’un fumet délicat aux relents de champignons et de sous bois…
Nouveauté cette année, nous sommes affiliés à la FFR et pouvons prétendre à un arbitre officiel. Pour se faire, la rencontre doit être déclarée et que nos licences validées par la fédé. On n’a pas l’habitude. A 3 licences près, nous avions cet arbitre officiel, c’est à dire au moins 1 personne sur le terrain qui connaît les règles, mais carcaprez’, carcacoach et carcacapitaine, pas à jour de leur toucher rectal, obligeait la tenue d’une rencontre à l’ancienne, avec 31 arbitres aux interprétations réglementaires discultables.

Après un échauffement carré mais sans diagonales, vint le temps de la carcajoute, meute guidée par un Martial strappé comme une momie qui lui vaudra, après la bataille, une épilation gratuite !
Les premiers contacts sont rugueux mais corrects. Les marrons sont pas dans la gueule mais sur le sol, bogue incluse, Simon en fit la piquante expérience.
Après un enième maul, JC, 9 du moment, feint la passe et trouve le trou tel Rocco face à la caméra. Ses cannes de pré-retraité ne lui permettent pas d’aller en terre promise mais il décale tout de même Loïc qui finit le boulot.
Pour la dernière action, les gazelles bleues baladent le ballon de mains en mains et filent dans l’enbut, telle une météorite qui éteint les Dinos. Finalement, ils s’échauffent encore et croquent l’arbitre qui s’enfuit en criant et en jetant ses clés de voiture.
Les consignes de la mi-temps sont claires. Tellement claires que mêmes les avants peuvent les comprendre : Continuer comme ça. Sérieux en défense, appliqués en attaque.
Le second tiers temps voit les 2 équipes reprendre leurs ébats avec autant d’envie, mais la fatigue arrivant, les brèches s’ouvrent et Simon déboule tel un diable sur une course rentrante pour filer entre les perches. Un sanglier tente de se joindre au match, mais il ne fera pas plus de 5 mètres, Obélix est déçu. Après un festival de mêlées, les Dinos lancent une attaque plein champ, Charlotte balle en main est face à Oli, ze Oli, celui qui, avant le rugby, fait un séance crossfit pour s’échauffer. Pris par une oeillade maléfique, il reste sur les talons et ne peut que regarder passer la belle qui finit quand même sous terre quelques mètres plus loin. Pas impossible que ce prénom le suive tout la saison…

Bouches et capots sont ouverts des deux côtés. Les diagonales du fou sont la bouée du Carcajou. Les vingt ans reviennent dans la tête, les quarante sur les hanches et le reste dans les jambes. Les courses sont engagées, le Carcajou franchit la ligne d’avantage, le soutien est là, et la balle gicle, toujours dans le même sens. C’est l’occasion :

  • pour Simon de remettre le couvert, sur une action en première intention après une mêlée,
  • pour Loïc de laisser une cheville sur le pré sur un taclage (mix tacle / placage)
  • pour tous de briller dans l’effort collectif.
    Charlotte remet le couvert et arrache une balle des bras de Freddy qui n’y croit pas. L’arbitrage vidéo confirme la légalité de l’arrachage.
    Le mathématicien ayant regagné les vestiaires, personne ne sait pourquoi le deuxième tiers temps dure une mi-temps, tandis que le troisième n’en vaut pas un quart. Sûrement une histoire de mesure anglaise !

Pour le second changement de côté, tout le monde se retrouve sur le terrain initial. Mais rien ne change. La morsure du Carcajou sur le Dino ne se relâche pas, les départs au ras font des ravages, Adri se met en mode taureau, transperce toute la défense et file en terre promise. Martial y va aussi de son pas de l’oie et prend l’intervalle, il est seul pendant 40m… et se fait croquer avant d’avoir pu aplatir.

La fin du match est sifflée, le compte des points se fait à main levée. 7 fois le Carcajou a souillé le camp du Dino, et il a conservé sa tanière close.
La douche sans pression n’a pas raison de la bonne humeur car on sait que la pression, on l’aura au bar. Le Dino a beaucoup pris sur le terrain mais il sait aussi recevoir en dehors !
C’est le moment pour tous d’avoir une révélation : pour certains, qu’il y avait une fille en face, pour les autres, qu’il faut ajouter de la ciboulette sur un oeuf mayo.

Vivement le match retour !

Gagner ou perdre on s’en fout ! Mais c’est quand même mieux de gagner…

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